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Journal n° 1
Edition d'octobre 2001-décembre 2001

 

Edito

Par Peter et Christine Ramseyer, membres fondateurs

 

Et si l’Eglise africaine devenait dépendante?

Si à force de s’adapter aux apports de l’Occident, l’Eglise africaine en arrivait à ne plus savoir d’où lui vient véritablement sa force? Car il n’est pas facile de s’y retrouver entre les dons pour la construction d’églises locales, les bourses d’étudiants, les nouveaux programmes de gestion et les dernière méthodes d’enseignement. C’est à en perdre son latin. Mais qu’avons-nous donc à toujours vouloir apporter nos méthodes, nos projets, nos budgets? Car à force de devoir se conformer aux règles et valeurs importées, l’église africaine risque de se croire incapable de s’assumer seule. De là à se retrouver dans une position de dépendance, il n’y a qu’un pas. Et il est alors très difficile pour le donateur de ne pas tomber, bien malgré lui, dans la peau d’un incontournable secouriste.

Mais où se trouve donc, sur le continent africain, l’Eglise adulte, consciente de sa valeur et de ses ressources? Cette église confiante et forte de son espérance en Christ? Car Christ seul est le «parent nourricier» de l’Eglise. Il lui a donné son identité. Celle qui, dans sa quintessence est loin d’être un produit importé de l’Occident. Sa forme extérieure peut être teintée d’une culture ou d’une autre, mais son essence vient de Christ seul. Il l’a engendrée par sa mort et sa résurrection et veille à son entretien. C’est par Lui qu’elle existe. Elle ne dépend donc pas du soutien de sponsors étrangers mais de la bienveillance de son Créateur à qui elle peut dire: «Tu me donnes le bouclier de ton salut. Ta droite me soutient et je deviens grand par ta bonté» (Psaume 18:36).

Cette Eglise existe en Afrique, nous l’avons rencontrée. Et si nous faisons partie de l’équipe d’Appel Afrique, c’est parce que cette aile de l’Eglise du Christ nous a été en très grande bénédiction. Par son intégrité et son attachement à son Sauveur, elle nous a appris à mieux connaître Jésus Christ. Mais cette Eglise d’Afrique est-elle consciente de la richesse qu’elle détient en Christ? Connaît-elle sa grande valeur pour Lui? Sait-elle que cette valeur ne vient ni de superbes édifices, ni d’infrastructures éblouissantes ou de dogmes savamment élaborés, mais de Christ seul?

Amis lecteurs, vous faites partie de cette Eglise. Si vous pensez que, quelle que soit la situation financière ou culturelle que vous traversez, vous avez votre rôle à jouer; si vous ne voulez pas vous laissez arrêter par des barrières d’ordre culturel, racial, ethnique ou financier, alors Appel Afrique se met à votre service. Ce journal vous donne la parole. Si vous désirez faire paraître un article, partager ce que Christ a accompli dans votre vie ou les trésors qu’il vous a donné de découvrir dans la Bible, alors envoyez votre texte à la rédaction. Les lecteurs d’Appel Afrique seront certainement encouragés par votre participation.

Que Dieu vous bénisse à la lecture de ce numéro.

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Le culte

Par Jean-Raymond Couleur

Il n'y a rien de plus beau qu'un vrai culte! C'est un avant-goût du ciel! Après la Pentecôte, les premiers chrétiens étaient remplis de joie et du Saint-Esprit. Leurs cœurs débordaient de louanges et ils se rassemblaient pour adorer le Seigneur. Ils prenaient la cène dans leurs maisons en mémoire du Sauveur qu'ils aimaient et attendaient des cieux. «Ainsi donc, frères, puisque nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire par la route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire de sa chair, et puisque nous avons un souverain sacrificateur établi sur la maison de Dieu, approchons-nous avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure.» (Hé 10 :19-22).

Dans cet article, l’auteur aborde des questions telles que Qu'est-ce que le culte? Qui peut rendre culte? Qui est l'objet du culte? Qui adorons-nous? et bien d’autres. Un article intéressant qui remet en questions certaines de nos idées toutes faites.

L'article complet paraît dans le numéro d'octobre 2001 du journal .
Tiré du journal Promesses

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Le tragique destin de Tonga

Par Richard Babola

L 'Histoire que je m'en vais vous conter, est l'histoire vraie de Tonga, reconstituée à partir de son journal intime que j'ai retrouvé dans les affaires d'Héloïse, pendant que je rangeais le bric à brac dans la grange de notre nouvelle habitation.

Héloïse, c'est mon épouse. On s'est rencontré il y a dix ans de cela, lors d'une convention missionnaire à Tchekos. Nous nous sommes mariés trois ans plus tard. De cette union est issue deux enfants. Le premier, un garçon qu'Héloïse a tenu à appeler Salomon Tonga bien que je ne connaisse personne dans sa famille portant ou ayant porté ce nom; le deuxième, une adorable fillette prénommée Salomé qui a les yeux de sa mère et le front volontaire de son père.

Quand ce soir j' ai embrassé mes jumeaux de quatre ans, je n'ai pu m'empêcher de penser que si le destin ne s'était mêlé de façon si tragique dans la vie de Tonga, c'est lui et non pas moi, que Salomon et sa soeur appelleraient aujourd'hui papa ! Je n'aurais pas connu alors, la douceur de leurs bras autour de mon cou. Encore moins, le chatouillement de leurs doigts dans mes cheveux, quand ils décident de jouer à me coiffer ou à me tresser; grimpant sur mes épaules, chaque fois que je m'assieds dans mon fauteuil préféré pour lire le journal du soir.

Revenons à Tonga et principalement au jour qui vit sa disparition.

C'était le 2 janvier 1984 aux environs de 19 heures. Tonga ne comprenais pas ce qui lui arrivait tout d'un coup…

L'article complet paraît dans le numéro d'octobre 2001 du journal .

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Agissons selon Dieu

Par Annie Nungisa

En Décembre 1993, une évangéliste nommée Kitty Hamilton est venue dans notre assemblée nous enseigner sur « le plan du salut de Dieu» selon Hé 6:1 «Tendons à ce qui est parfait». Durant ce séminaire, mon attention fut attirée sur un aspect où elle nous a expliqué comment nous devons agir pour que le ministère que Dieu nous a donné voit le jour et se développe. Ce qui attira mon attention en tant qu'épouse et mère au foyer fut cette exhortation: «Vous pouvez prier et intercéder pendant que vous cuisinez, ou en faisant votre ménage. Vous pouvez chanter des louanges à Dieu tout en faisant votre ménage. Chanter c'est prier deux fois.»

L'article complet paraît dans le numéro d'octobre 2001 du journal .
Tiré du journal UN COEUR

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Vivre sa vie de famille en Europe

Par Laure Nkotto

Aujourd’hui et davantage dans les prochaines années, avec la mondialisation des systèmes de développement , la formation des grands ensembles étatiques, le monde devenu «un grand village», le flux de déplacement de l’être humain ira grandissant. On a plus que jamais besoin de collaborer de manière complémentaire avec l’autre, pour pouvoir tenir le cap, face à cette dynamique qui sans aucun doute bouleversera bien des cultures, positivement, mais aussi négativement.

On part ainsi d’une citoyenneté française vers une citoyenneté européenne, d’une citoyenneté togolaise vers une citoyenneté ouest-africaine, pour ne citer que ces deux cas de figure. La nouvelle donne mondiale avec les avantages économiques, sociaux, culturels, politiques, religieux et bien d’autres qu’elle offre aux personnes et par ricochet aux Etats, a donc de beaux jours devant elle, et on ne peut que lui souhaiter «bon vent».

Mais qu’en est il de l’identité des uns et des autres? La culture ne fondrait-elle pas dans une espèce de syncrétisme mondial où personne ne s’identifierait? Qu’adviendrait-il des valeurs spécifiques qui jadis firent la fierté de certains peuples et qui ne s’accommoderaient pas forcément à ces nouveaux systèmes?

Si nous examinons par exemple la vie de famille des africains en Europe, il est fort à parier que, plus d’un de retour au bercail, serait totalement déphasé. Il faut s’intégrer, s’adapter à son nouvel environnement, a t-on souvent entendu dire. Mais l’intégration n’est pas synonyme de perte totale des valeurs culturelles qui nous identifient. D’où vient-il qu’au nom de l’intégration ou de l’adaptation, la famille, unie, solidaire, accueillante, soit en voie de disparition. Toutes les excuses sont bonnes pour décliner une invitation, une visite à un membre de sa famille, si on n’y voit aucun «intérêt». Eh oui! il faut le dire, nos relations de famille sont devenues des relations intéressées, financièrement et matériellement parlant. Quelques africains rencontrés en France nous ont avoué leur déception face à cet état de choses. Une dame nous a avoué «les membres de ma famille, vivant en Europe, ne me téléphonent où ne viennent me voir que lorsqu’ils ont besoin que je leur rende un service: Toutes nos relations se résument en termes de finances, services à rendre, matériel, et pourtant j’ai bien besoin de leurs conseils sur l’éducation des enfants, de partager des problèmes de famille, bref de passer quelques moments fraternels avec eux, comme on le faisait très souvent au pays. Mais hélas ce genre de conversations ne semblent plus intéresser personne, les assistants sociaux et autres psychologues sont là pour résoudre tous ces problèmes». Assisterait-on à la naissance d’une nouvelle famille africaine «la famille entreprise» où ne sont en contact que les personnes qui ont des «intérêts matériels à partager en commun» et où sont marginalisés, voire exclus, tous ceux qui n’ont rien à apporter, matériellement parlant.

Les chrétiens africains ont donc un rôle important à jouer pour redonner à la famille d’antan, sa dignité légendaire. Jésus-Christ est venu dans le monde sans aucune richesse, sans aucun compte en banque ni groupe multimillionnaire à gérer, sans parking impressionnant de véhicules haut de gamme, mais il a donné au monde la plus grande richesse qui soit, à savoir l’amour. Le Christ a donné son amour à tous, sans distinction. Autant le jeune homme riche, Matthieu le péager, Zachée le collecteur d’impôts, pour ne citer que ces personnages de la Bible, ont bénéficié de l’amour du Fils de Dieu. Le Christ s’est rendu aussi bien chez les pauvres que chez les riches, a partagé non seulement la Bonne Nouvelle du salut, mais aussi des repas, des moments de communion avec toutes sortes de personnes, lui le Fils de Dieu.

Il est allé plus loin en donnant sa vie pour le Salut de tous les hommes par amour pour eux. Tous ceux qui acceptent le sacrifice suprême de Christ sur la croix, auront la vie éternelle quelque que soit leur race ou leur position sociale. Nous avons ainsi en Jésus-Christ un modèle unique dans la manière d’aborder des relations humaines dépouillées de tout intérêt matériel, et où la seule préoccupation est le bien-être de l’autre. L’apôtre Paul nous donne cette exhortation «Pourvoyez aux besoins des saints. Exercez l’hospitalité» (Ro 12:13).

L’hospitalité au sens chrétien du terme est donc une merveilleuse opportunité de service pour tout chrétien, et une occasion d’offrir une alternative à une société égoïste et froide. «N’oubliez pas l’hospitalité ; car en l’exerçant, quelques-uns ont logé des anges, sans le savoir» (Hé 13:2)

La fatigue après une semaine de travail intensif, les multiples rendez-vous de travail à honorer, et toutes les autres occupations quotidiennes sont certes des réalités. Mais n’y aurait-il pas un peu de temps à «agender» pour ceux qui ont besoin de notre affection? N’y aurait-il pas un peu de place pour plus de spontanéité? Que reste-t-il aux Africains? L’Eglise a besoin de pratiquer ces gestes concrets d’amour pour interpeller ceux qui ne connaissent pas encore la grâce de Dieu. «A ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres» (Jn 13:35).

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De la gloire des hommes à la gloire de Dieu

Témoignage de Marco Morandi, ancien footballeur dans une équipe suisse de ligue nationale A. Passionné par le sport, Marco jouera plus de 400 matchs, dont un quart de finale de Coupe européenne. Jusqu’au jour où un accident remet tout en question. C’est alors que pour lui tout s’effondre. Qu’adviendra-t-il de celui qu’ont adulé les foules ?

L'article complet paraît dans le numéro d'octobre 2001 du journal .

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La chronique de DAMP - Sous-développement, le jour viendra…

par Paul Miampo et David Apaloo

Le jour viendra où le Messie réapparaîtra, reniant les pactes et déchirant les contrats qui lient les masses. Le jour où les peuples sous-développés, comme un seul homme pourront dire : « Je veux ». Sous-développement, puissance anonyme, le jour viendra où tu devras céder ta place au développement, à la vie.

L'article complet paraît dans le numéro d'octobre 2001 du journal .

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